CHIOT DE GARDE

de Peer Wittenbols

Traduit du néerlandais par Gerco de Vroeg, Laurent Mulheisen, Esther Gouarné

Texte traduit avec le soutien de la Maison Antoine Vitez - Centre international de la traduction théâtrale

Création 2020

Avec

Mavikana Badinga

Fanny Balesdent

Hélène Cauët

Omar Fellah

Mise en scène

Costumes

Scénographie

Création lumières

Julien Graux

Bertrand Sachy

Alexandrine Rollin

Miguel Acoulon

Soutien

Espace culturel Picasso - Longueau

Centre culturel Léo Lagrange- Roye

CSC Etouvie - Amiens

Comédie de Béthune - Centre Dramatique National

en cours de production

A partir de 8 ans

Note d'intention

"Quoi de plus universel que la mort ? C'est l'une des rares égalités qui lie l'humanité. La destination commune vers laquelle tout le monde se dirige sans exception ni distinction.

 

Qu'en est-il de ceux qui restent ? Que signifie faire son deuil ?

Comment parler de la mort dans une famille ?

 

Le texte de Peer Wittenbols aborde de front ces questions avec une grande délicatesse. L'amertume de la perte, la douceur d'un souvenir, l'impuissance face à la mort, la colère et l'acceptation. Avec beaucoup d'intelligence et d'humour, ces différents états sont traités par l'auteur. C'est une oeuvre qui invite à sortir de l'obscurité, sans empressement ni mièvrerie. La pièce est un huis clos et prend le temps de résoudre son enjeu : déverrouiller la parole.

La simplicité de l'écriture rend ainsi le sujet très accessible. Avec l'innocence de l'enfance, c'est une invitation à parler du défunt et de sa peine, de la mort et de ses circonstances, à trouver le chemin de l'acceptation, à parler tout simplement et trouver comment mettre des mots sur des états et des émotions, opération qui se révèle salvatrice.

Je pense que cette oeuvre est importante et que sa portée dépasse les frontières de son thème : apprendre à verbaliser des ressentis, réussir à dire ce qui s'agite en nous, sortir du silence des sensations constituent des entrées qui ne sont pas uniquement liées au deuil. Ne nous sentons-nous pas mieux après avoir extérioriser nos chagrins, nos impressions, nos doutes ?

L'absence de référence religieuse est aussi un élément qui me plaît. L'au-delà est le fond de commerce de la religion et j'apprécie le fait qu'elle ne soit pas mentionnée car elle ne lui appartient pas. Ce facteur rend le propos libre d'interprétation, il n'enferme pas la pièce dans un dogme.

Il y a un paradoxe dans l'expérience du deuil qui est d'être commune et exceptionnelle, commune en ce que la mort est la règle de toute vie humaine et exceptionnelle en ce qu'elle se vit comme imprévisible, scandaleuse voire insupportable. Ce paradoxe me semble être un objet pertinent pour rassembler un public au théâtre.

Chiot de garde est un geste, un sourire, une caresse dont on a tant besoin lorsqu'on perd un proche. C'est une invitation à trouver la paix intérieure, au soulagement, à se libérer du poids du vide laissé par l'être perdu. Le deuil est un sujet dont j'ai depuis longtemps envie de parler. La rencontre de cette pièce est comme un coup de foudre, une évidente nécessité que cette histoire soit entendue, vue, vécue".

 

Julien Graux

Compagnie Yaena

119 rue Charles Dubois - 80090 Amiens

compagnieyaena@gmail.com

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